Les conservateurs minimisent les tensions dans leurs rangs
Le Parti conservateur, à l'image de son chef Pierre Poilievre, n’a pas voulu épiloguer dimanche sur la mutinerie qui se dessine dans ses rangs après une première semaine de campagne électorale. On reproche au chef et à son cercle rapproché de s’entêter dans un plan de campagne et d'utiliser des slogans qui ne résonnent plus avec l’électorat dans le contexte actuel, en plus de manquer de fermeté à l’endroit des menaces de Donald Trump. Le lieutenant politique du PCC au Québec, Pierre Paul-Hus, a balayé ces critiques du revers de la main lors d’un point de presse à Montréal dimanche. Moi, je suis avec l’équipe, les 78 candidats au Québec. On fait notre campagne. On ne vit pas ça, pas du tout. Pierre Poilievre, accompagné des candidats Pierre Paul-Hus (à gauche) et Bernard Généreux (à droite), lors d'une activité publique en janvier. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron De son côté, Pierre Poilievre a évité cette question lors de son point de presse dans une usine de North York, dans la région de Toronto. Il a plutôt voulu se présenter comme le candidat le plus à même de défendre le pays contre les attaques de M. Trump. Son annonce du jour, celle sur l’abolition de la taxe sur les gains en capital s’ils sont réinvestis au Canada, participe selon lui au projet de construction d’une Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, n’a pas manqué l’occasion de souligner ces dissensions alléguées au sein de l'équipe de campagne conservatrice. M. Singh en a profité pour se présenter lui aussi comme le défenseur des Le chef du NPD, Jagmeet Singh, en conférence de presse dimanche. Photo : La Presse canadienne / Christinne Muschi À Port Moody, en Colombie-Britannique, où les sondages le disent en difficulté, Jagmeet Singh a proposé la création de prêts hypothécaires, à faible taux d’intérêt garantis par l’État, pour aider les personnes qui souhaitent accéder à la propriété. Acheter une maison, c’est terriblement difficile. Et avec la tempête Donald Trump, ça veut dire que les choses vont être encore plus précaires. Il s'agit d'une De passage dans une résidence pour aînés à Danville, dans la circonscription de Richmond-Arthabaska, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a rappelé certaines mesures qu’il a défendues lors de la dernière législature. Il a ainsi répété sa demande de mettre fin aux Le Bloc suggère de hausser la pension de la Sécurité de la vieillesse de 10 % pour les aînés âgés de 65 à 74 ans. Le parti en avait fait une des conditions à son ultimatum de l'automne dernier pour qu’il vote aux côtés du gouvernement Trudeau afin d'éviter sa chute. Il y a une autre législature qui commence et ce n'est pas une bataille qu'on peut arrêter. M. Blanchet s’est prêté au jeu d’une séance impromptue de questions avec les aînés venus l’entendre. Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, s'adresse à des aînés dans une résidence de Victoriaville. Photo : Radio-Canada / Valérie Gamache À noter que Mark Carney habite à Ottawa. Il est né à Fort Smith, dans les Territoires du Nord-Ouest, et il a grandi dans la région d'Edmonton, en Alberta. Le chef bloquiste a ensuite répondu à d’autres questions, mais en retrait de l’assemblée, une personne à la fois. Avec des informations de Nicolas Bourcier, de Philippe Granger et de Valérie GamacheJe ne le sens pas
, a-t-il dit, questionné sur le climat tendu au sein des troupes conservatrices. S’il y a des tensions, ce sont de petites tensions normales, comme tous les partis en ont. Tout le monde a un stress de campagne. C'est normal, il n'y a rien de particulier chez nous.
On doit faire du terrain, on doit faire du porte-à-porte pour passer le message. On a un travail à faire, mais il n'y a pas de tensions. C'est un travail politique normal
, a ajouté M. Paul-Hus.
On est plus dépendants que jamais des Américains
, a-t-il dit, affirmant vouloir se tenir debout face à Donald Trump et aux États-Unis dans une position de force
.forteresse économique
pour défendre le pays face au président américain.
Au lieu de se battre pour les Canadiens, ils se battent entre eux
, dit SinghAu lieu de se battre pour les Canadiens, ils se battent contre eux-mêmes
, a-t-il dit lors d’un point de presse en Colombie-Britannique.valeurs canadiennes
contre Donald Trump.On ne veut pas défendre seulement notre pays mais aussi nos valeurs, comme les soins de santé publics et universels
, a-t-il dit, ajoutant que le Canada ne veut pas faire partie des États-Unis, on ne veut pas devenir le 51e État
.
idée nouvelle mais audacieuse
, a dit le chef néo-démocrate, basée sur le fait que le gouvernement libéral et les conservateurs ont donné des prêts aux grandes entreprises depuis longtemps, mais ils n'ont jamais aidé les gens à acheter leur première maison
.Le Bloc réitère ses promesses aux aînés
deux classes d’aînés
créées avec l'augmentation des prestations aux personnes de 75 ans et plus.
S’il y en a qui ont des questions à poser, pas besoin de me ménager, je suis capable d'en prendre
, a lancé Yves-François Blanchet aux résidents dans le salon du foyer pour personnes âgées Les Jardins du Parc Linéaire.La question de l’urne, c’est : qui est le plus apte à affronter Trump?
a lancé l’un d’entre eux.Quand les Québécois sont inquiets, ça leur prend un Torontois, préférablement un Anglais, puis, si on est capables, quelqu'un des banques. Les Québécois sont capables d'assumer tout leur poids politique avec autant de sens des responsabilités que n'importe qui d'autre
, lui a répondu M. Blanchet.
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